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CLERVAUX

Il se dresse, splendide, sur un éperon rocheux dit « Lay » entouré en fer à cheval par les habitations du bourg. La date des premiers débuts de construction se perd dans la nuit des temps. Vestige des Celtes? Des Romains? Laissons à notre imagination le champ libre, et montons à l’assaut du contrôlable.

 

La partie la plus ancienne est l’aile ouest entourée des premiers locaux d’habitation, remontant au 12e siècle, sur l’initiative du comte Gérard de Sponheim, frère du comte de Vianden. Au début du 15e siècle, sous l’impulsion de la puissant maison de Brandenbourg, les installations s’accroissent considérablement. Pour protéger le flanc sud, Frédéric Ier y fait construire l’énorme tour de Bourgogne, abritant également la prison.

Un peu plus tard, dans ce même flanc sud, surgissent de plus vastes locaux d’habitations et des aménagements de caves, mais surtout, dans la première cour du château, la tour des Sorcières, pour assurer la défense de la forteresse. 1634, Claude de Lannoy s’offre le luxe de remplacer, dans la partie nord, les mesquines constructions d’habitation et d’écuries par de spacieuses salles de réception, notamment la salle des chevaliers, style flamand espagnol.

Un quart de siècle plus tard, à l’instigation d’Albert Eugène de Lannoy, la première cour s’enrichit de bâtiments administratifs, d’écuries et de granges éliminant une église locale. 1671, aménagement de logements pour un gardien, lesquels ont cédé de nos jours la place au café-restaurant du Vieux Château. 1721, de nouvelles écuries sont établies à gauche de la tour des Sorcières. 1887, les réalisations d’Albert Eugène de Lannoy sont démolies et les pierres récupérées employées pour l’érection, dans le parc situé en face, d’une moderne demeure seigneuriale pour le comte de Berlaymont.

Cet édifice est actuellement l’hôtel du Parc. 1927-1930, le vieux château devient propriété privée. L’offensive des Ardennes, au cours de la dernière guerre mondiale, en fit une lamentable ruine, acquise par l’État luxembourgeois, puis superbement restaurée.

Ce vénérable témoin d’un passé prestigieux abrite aujourd’hui une expositions des maquettes de vieux châteaux du Luxembourg, un musée de guerre, exhibant armes et souvenirs de l’offensive des Ardennes (1944-1945) et une remarquable collection de photos artistiques documentaires « The Family of Man» d’Edward Steichen qui a fait florès en -Amérique avant de prendre gîte à Clervaux (Al. Nosbusch)

THE FAMILY OF MAN